Longtemps exposé à la destruction humaine des chauffeurs de 4x4 cherchant à se faire leur petit Dakar à eux sur les collines des environs, le site de Chug Chug fait aujourd'hui l'objet de toutes les attentions et un ambitieux projet de sauvegarde est en cours pour protéger et faire connaître ce site d'art rupestre préhispanique. Avec ses 500 représentations monumentales, Chug Chug est la troisième plus grande concentration de géoglyphes au monde, après Nazca au Pérou et les Pintados plus au nord du Chili.

Photo : Eldesiertoflorido.

Photo : Eldesiertoflorido.

 

Fiche technique :

Nom : Geoglifos de Chug Chug (esp), Géoglyphes de Chug Chug (fr), Geoglyphs of Chug Chug (eng).

Origine du nom : Pas d'information à ce sujet. On sait uniquement qu'à proximité du site se trouvent les communautés Atacameña de Chunchurri (ou Chunchor) et celle Aymara de Quillagua. En Aymara le mot "ChuxChu" signifie "abri". 

Statut : Aucun.

Distance depuis San Pedro d'Atacama : +/- 160 kms. +/- 60 kms depuis Calama

Secteur : Dépression andine, entre les cordillères de la côte et celle de Domeyko.

Altitude : +/- 2.000 m.

Faune spécifique : désert absolu.

Flore spécifique : désert absolu.

Géologie/géographie : Sur les bords du système de failles ouest du Cénozoïque, dans la dépression andine qui constitue la plus grande partie du désert d'Atacama.

Localisation du site (Cliquez pour agrandir)

Localisation du site (Cliquez pour agrandir)

Panneaux d'information sur site.
Panneaux d'information sur site.

Panneaux d'information sur site.

 

Description :

Les géoglyphes de Chug Chug ne sont pas à proprement parlé dans les environs de San Pedro d'Atacama, mais ils font partie des sites d'intérêt aux alentours de Calama (qui en compte peu). Si l'art rupestre, et plus généralement l'histoire préhispanique, vous intéressent : vous y trouverez votre compte, puisqu'il s'agit là de la deuxième plus grande concentration de géoglyphes du pays et que le site est intimement lié à la tradition des routes caravanières régionales.

Pour les autres, le site permet d'avoir un aperçu de l'iconographie locale et constitue un bon moyen de s'informer sur les dégâts occasionnés par les rallyes en tout genre dans la région et les pratiques "off road" qu'ils ont générés chez les chauffeurs de 4x4 locaux ou en visite.

Au passage, on peut souligner que la fondation en charge du projet "Géoglyphes de Chug Chug : conservation, diffusion et éducation patrimoniale" vient de recevoir le prix de la conservation patrimonial 2017 des mains de la présidente chilienne Michelle Bachelet, qui à cette occasion a reconnu les failles et les manquements de l'État dans ce domaine. 

La protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel étant ce qu'ils sont au Chili, visiter Chug Chug est aussi un bon moyen d'en savoir plus sur la gestion patrimoniale dans le pays et les difficultés rencontrées par les organismes qui s'y dédient dans la région.  

 

Photo aérienne du site Chug Chug Est 1 (2015) - www.fundaciondesiertoatacama.cl

Photo aérienne du site Chug Chug Est 1 (2015) - www.fundaciondesiertoatacama.cl

Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.

Photos : Eldesiertoflorido.

 

Les plus et les moins :

LES PLUSLES MOINS

> Une des plus grandes concentrations de géoglyphes au monde : environ 500 représentations monumentales, parmi lesquelles des figures humaines, animales et géométriques, visibles depuis la terre ferme.

> La possibilité d'observer in situ un maillon important des échanges inter-régionaux et de s'imaginer le passage des caravanes de lamas au pied de la colline.

> L'accueil des gardes parcs, qui n'ont pas souvent de visiteurs et qui sont ravis de partager leurs connaissances avec le sourire !

> Les panneaux d'informations à l'ombre... simples mais très didactiques.

> La piste d'accès en parfait état (du moins pour le moment).

 

 

> Beaucoup de route depuis San Pedro d'Atacama.

> Le panneau indiquant l'entrée du site : il faut être attentif pour ne pas le manquer.

> La nécessité de parler espagnol pour discuter avec les gardes-parcs, ou d'être accompagné d'un guide certifié en histoire préhispanique pour aller plus loin que la simple observation des représentations rupestres.

 

 

 

 

Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.

Photos : Eldesiertoflorido.

 

Infos pratiques :

> Durée excursion : Si vous êtes en route pour Iquique, comptez une heure pour accéder au site depuis la route principale et le visiter. Depuis San Pedro d'Atacama, il vous faudra rajouter 2 heures aller, puis 2 heures retour. Et enfin depuis Calama, 1 heure de trajet aller, et la même chose au retour.

> Tarif parc : Pas d'entrée à payer, mais une collaboration volontaire pour les gardes du site est la bienvenue !

> Tarif excursion (collective) : Pas d'excursion collective. Vous pouvez demander à les visiter dans le cadre d'un tour privé ou avec votre propre véhicule, en les couplant par exemple avec la visite de la mine de cuivre de Chuquicamata et le centre de Calama. Enfin, si vous allez de San Pedro ou Calama jusqu'à Iquique, l'étape ne vous fera faire qu'un petit détour.

> Autres sites des environs : La ville de Calama - La mine de Chuquicamata.

 

Photos : Eldesiertoflorido.

Photos : Eldesiertoflorido.

 

Notre note :

[Site touristique] Les géoglyphes de Chug Chug

 

PLUS D'INFORMATIONS :

 

A LIRE ÉGALEMENT SUR ELDESIERTOFLORIDO :

Tag(s) : #Sites touristiques San Pedro, #Histoire

Partager cet article