C'est la baisse saison à San Pedro d'Atacama, nous reprenons donc la route pour visiter de nouveaux lieux du Grand Nord chilien et du désert d'Atacama... Après Iquique, Humberstone, Arica, Putre, Parinacota, Surire et Chungará il y a 5 ans (et oui déjà...!), nous avons décidez cette fois-ci de partir à la découverte de nouvelles petites merveilles de la région I Tarapacá. La ville balnéaire d'Iquique (que nous apprécions particulièrement...) sera à cette occasion notre point d'ancrage lors de ces 2/3 jours de balade essentiellement motorisée.

Lire nos premiers articles sur le Grand Nord chilien :
> Partie 1 : Iquique, géoglyphes de Pintados, Humberstone, ...
> Partie 2 : Géant d'Atacama, Arica, Putre, Lauca, Surire, Lac Chungará, ...

Parcours (Cliquez pour agrandir...)

Parcours (Cliquez pour agrandir...)

 

Les différents sites que nous allons vous montrer en photos ici ont été visités en 4 jours :
> Les géoglyhes de Chug Chug (pendant le trajet San Pedro - Iquique, par la route 5 "panaméricaine").
> Le salar de Huasco et l'oasis de Pica (1 journée).
> Le geyser de Puchuldiza - Parc national Volcan Isluga - et le canyon de Tarapacá (1 journée).
> La côte Pacifique et l'embouchure de la rivière Loa (sur la route du retour à San Pedro par la route 1 Iquique-Tocopilla-Calama).

 

Le point de départ de tous nos périples étant San Pedro d'Atacama, un rien isolé à l'intérieur de la précordillère des Andes, nous tâchons à chaque fois de trouver quelques points d'intérêt sur la route nous séparant de notre destination finale... Cette fois-ci, notre destination est la ville d'Iquique [numéro 2 sur la carte] à un peu plus de 500 kms de là, et notre visite-étape sera le site de géoglyphes de Chug Chug, au nord-ouest de la ville de Calama.

Géoglyphes de Chug Chug (Photo : Eldesiertoflorido).

Géoglyphes de Chug Chug (Photo : Eldesiertoflorido).

 

Géoglyphes de Chug Chug (numéro 1 sur la carte) :

Cela faisait quelques années déjà que nous avions entendu parlé de ce site situé à "seulement" 160 kms de San Pedro d'Atacama (environ 60 kms au nord-est de Calama). Une distance somme toute raisonnable à l'échelle de celles souvent parcourues lors de la moindre escapade dans le désert d'Atacama ou l'altiplano andin.
Il faut dire que le site a fait parler de lui ces derniers temps, depuis qu'une fondation (Fundación Desierto de Atacama) a entrepris de répertorier, étudier, protéger et aménager le site... La fondation vient d'ailleurs de recevoir le "Prix de la Conservation de Monuments Nationaux 2017" des mains de la présidente chilienne Michelle Bachelet en personne pour le travail réalisé à Chug Chug.
C'était donc une (petite) honte pour nous de n'avoir jamais visité ce site jusqu'alors...! Faute réparée donc... Et surtout une formidable découverte que ce site de Chug Chug, considéré comme l'une des plus importantes concentrations de géoglyphes au monde !

Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.

Photos : Eldesiertoflorido.

 

Salar de Huasco (numéro 3 sur la carte) :

Ne connaissant pas ou peu la partie andine de la région de Tarapacá, une balade au salar de Huasco semblait donc un bon prétexte pour emprunter les routes de montagne des environs de Pica.
Encore une fois, avant même de voir de nos propres yeux ce chouette salar, nous avions pu lire certaines informations à son propos dans les médias chiliens. En effet, l'information importante concernant Huasco est le fait que l'État chilien, sous la présidence de Michelle Bachelet, a supprimé la labellisation de "Parc National" à ce salar en 2015, label que la même présidente lui avait donné 5 ans plus tôt ! En cause, un vice de forme dans la décision initiale d'octroyer ce statut au lieu, sans avoir préalablement organiser de concertation avec les communautés "indigènes" du territoire auquel il appartient, comme l'exige la loi chilienne via ses engagements internationaux [Article 6 de la convention 169 de l'Organización International del Trabajo (OIT)].

Reste que ce salar est déjà labellisé "Sanctuaire de la Nature" au niveau national par le Conseil des Monuments Nationaux et également site RAMSAR au niveau international depuis 1996. Espérons que ce "contretemps administratif" ne mette pas en péril la préservation globale du lieu qui, comme nous avons pu nous en rendre compte par nous-même, est un site privilégié pour la faune locale : guayatas, flamants, vigognes, ...
Dans le cas du salar de Huasco, son matériel sédimentaire potentiellement riche en bore et/ou lithium, son sous-sol géothermique pouvant dans les environs proches accueillir une centrale, et la proximité de la grande mine de cuivre de Collahuasi ne sont en rien rassurants quant à l'avenir de cette réserve de biosphère.

Vol d'ibis et flamants, salar de Huasco (Photo : Eldesiertoflorido).

Vol d'ibis et flamants, salar de Huasco (Photo : Eldesiertoflorido).

Salar de Huasco (Photos : Eldesiertoflorido).
Salar de Huasco (Photos : Eldesiertoflorido).
Salar de Huasco (Photos : Eldesiertoflorido).
Salar de Huasco (Photos : Eldesiertoflorido).

Salar de Huasco (Photos : Eldesiertoflorido).

 

Oasis de Pica (numéro 4 sur la carte) :

Petit oasis aussi improbable que verdoyant, Pica est un lieu vraiment étonnant... Le village semble comme posé au hasard sur le flan de la cordillère des Andes, dans un cadre si désertique que son existence même relèverait presque du miracle... Il n'y a pas de hasard bien sûr et sa localisation géographique en contre-bas des Andes lui permette de profiter de ses apports en eau, tout en jouissant d'un climat doux et humide. Si vous voulez prendre conscience de l'incroyable nature d'un oasis, Pica est le parfait exemple !
Au milieu du désert donc, Pica possède des terres cultivables réputées pour produire les fameux "citrons de Pica" dont on se sert au Chili pour préparer le traditionnel Pisco Sour, mais également de délicieuses goyaves, mangues, oranges et autres fruits de la passion !

Désert jaune ! Sur la route entre Huasco et Pica (Photos : Eldesiertoflorido).
Désert jaune ! Sur la route entre Huasco et Pica (Photos : Eldesiertoflorido).

Désert jaune ! Sur la route entre Huasco et Pica (Photos : Eldesiertoflorido).

Oasis de Pica (Photos : Eldesiertoflorido).
Oasis de Pica (Photos : Eldesiertoflorido).

Oasis de Pica (Photos : Eldesiertoflorido).

 

Mention spéciale pour les dunes qui se forment sur les hauteurs de l'oasis de Pica, visibles lorsque l'on redescend du salar de Huasco par la route A-685 : de superbes courbes de sable dessinant des serpentins dorés au soleil... Magnifique !

Note : Attention sur cette route car le sable ne se contente pas de rester bien sagement sur le bas-côté et a la fâcheuse tendance à s'accumuler sur la voie !

Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.

Photos : Eldesiertoflorido.

 

Geysers de Puchuldiza (numéro 5 sur la carte) :

Les geysers du Tatio (dans les environs de San Pedro d'Atacama) sont-ils les seuls geysers naturels que compte le territoire chilien ? C'est peut-être pour répondre à cette question que nous nous sommes dirigés vers le champs géothermique de Puchuldiza. Ou peut-être pour aller humblement saluer le volcan actif Isluga, lui qui donne son nom à l'un des 36 Parcs Naturels chiliens "Volcán Isluga".

Un nouveau Parc National a ajouté à notre liste déjà bien remplie ? Oui... Mais en fait non ! En tout cas pas cette fois-ci... Car même si l'on a pu apprécier le volcan Isluga et sa fumerole, le site de geysers de Puchuldiza ne fait pas partie du parc en question. La raison ? Peut-être bien l'étude d'exploitation potentielle de son énergie géothermique effectuée en 1970 par l'agence gouvernementale Corfo (Corporación de Fomento de la Producción), ou encore les sondages effectués par la multinationale d'origine canadienne Barrick en 2002, en quête cette fois-ci de possibles filons d'or et d'argent.

 

Sur la route...

Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).
Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).

Volcan Isluga, cactus, lamas, llareta et queñua... (Photos : Eldesiertoflorido).

Le grand geyser de Puchuldiza (Photo : Eldesiertoflorido).

Le grand geyser de Puchuldiza (Photo : Eldesiertoflorido).

 

Pour répondre à notre question initiale, nous avons chercher un peu l'origine de ce grand geyser de Puchuldiza !?! Force de la nature ou intervention de l'homme ? Et bah en gros, on n'a pas trouvé de réponse probante et l'État chilien lui-même n'a pas de position claire. Même si plusieurs perforations ont bien été officiellement effectuées sur le lieu, celles-ci auraient toutes été rebouchées par les entreprises en charge des recherches d'or ou de potentiel géothermique.
Cependant, dans un article publié le 7 octobre 2009 dans la presse locale d'Iquique, on peut lire que, dans le cas des sondages effectués par l'entreprise Barrick en 2002, cette dernière indique qu'un des trous n'aurait pas été rebouché et fût laissé en l'état, c'est à dire en geyser... Serait-ce de ce grand geyser dont on parle ici...? Sachant que le site compte environ une dizaine de fumeroles et geysers de très petite taille, plus ce grand geyser qui a fait la renommé du lieu. Renseignement pris auprès d'un ami guide qui a connu le lieu au début des années 90, le grand geyser y était déjà actif ! Le mystère demeure...

Reste que ce geyser, jet d'eau puissant d'environ 3 mètres de haut, est plutôt impressionnant ! De plus, les fines gouttelettes poussées par le vent forment, du fait des basses températures (nous sommes à 4.200 mètres d'altitude), un mini glacier à proximité du geyser.

Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.

Photos : Eldesiertoflorido.

 

Canyon de Tarapacá (numéro 6 sur la carte) :

Le canyon (ou quebrada) de Tarapacá est principalement connu pour accueillir dans ses profondeurs le village de Tarapacá, dont la région toute entière porte le nom. Au delà du village qui ne nous a pas paru posséder plus d'intérêt touristique que cela, la vision du canyon depuis ses hauteurs tout au long du parcours sur la route de Colchane est impressionnante !

Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.

Photos : Eldesiertoflorido.

 

Embouchure de la rivière Loa (numéro 7 sur la carte) :

Plus symbolique qu'autre chose, cela faisait longtemps que nous voulions voir l'embouchure de la rivière Loa, soit l'endroit où celle-ci rejoint l'océan Pacifique.
Tout d'abord, cette rivière donne son nom à la province où nous vivons. Ensuite, ce "rio Loa" est tout de même la plus longue rivière de tout le Chili. Enfin, étant donné que cette rivière est considérée par les autorités compétentes comme "épuisée" (c'est à dire qu'on y puise plus que ce qu'elle ne peut fournir sur le long terme), nous voulions donc voir si l'eau arrivait ou pas jusqu'au Pacifique... Et la réponse est oui ! Il faut cependant savoir que nous ne sommes pas actuellement en période sèche et la grosse quantité de neige qui est tombée ces dernières semaines sur la cordillère des Andes y est sûrement pour quelque chose...
De plus, plusieurs découvertes archéologiques d'importance ont été faites dans ce secteur : vestiges de l'occupation des pécheurs-nomades Chinchorros de la période "archaïque tardive" (3.500 à 1.500 avant JC).  En réalité aujourd'hui, le lieu est plutôt désolé. Rien de spécial à y voir, si ce n'est l'océan pacifique et l'arrivée du canyon du rio Loa. C'est ici que vous vous arrêterez de toute façon pour un contrôle douanier : vous quittez la région I Tarapacá et sa zone franche pour entrer dans la région II Antofagasta.

Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.
Photos : Eldesiertoflorido.

Photos : Eldesiertoflorido.

 

ON RECOMMANDE :

 > Les dunes sur les hauteurs de l'oasis Pica.
 > Le champ géothermiques de Puchuldiza.
 > Le salar de Huasco.
 > Les géoglyphes de Chug Chug.
 > La quebrada de Tarapacá.
 > L'oasis de Pica (pour y acheter de bons fruits !).
 > Le village de Tarapacá.
 > L'embouchure du rio Loa.

 

 

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